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La pate du Lion.

Dans une relation, le reflexe animal instinctif est de prendre l’ascendant. Il se construit alors une stratégie d’influence, par les mots et les gestes, laissant apparaître petit à petit la position du plus fort, celui qui au final, prend la décision.

L’inverse de la réalité

La vrai sculpture et le faux lion

Au travers d’un reflet

La danse, depuis l’origine des êtres vivants, est l’expression première qui matérialise une demande guidée par l’instinct, qui imprime en l’autre un état de dominé ou de dominateur

Quand chacun se sent Lion, personne ne cherche plus à savoir comment communiquer, mais à chercher où se trouve la faille de l’autre, celle qui permettra de l’asservir. On ne parle pas de faiblesse, mais de faille. Celui qui reprochant une faille, fait instinctivement référence à sa propre faiblesse. Il est donc au même niveau et comme il n’est pas capable de prouver qu’il est au-dessus, et de se placer au-dessus de l’autre, il cherchera à le rabaisser. La communication a disparue.

Cette position est la même pour chacun des  individus dans un face à face, et s’ils se prêtent à des joutes verbales, c’est pour tenter de s’élever chacun au-dessus de l’autre. Les sentiments n’existent plus, c’est la pensée qui est le guide suprême. Comprendre l’autre ne sert plus à rien, car si le langage est le même, si la langue est comprise, la tête et les pensées traduisent, mais le cœur n’entend rien.

Les plus belles amitiés se concrétisent très souvent entre des êtres qui  ne communiquent pas dans la même langue, car lorsqu’ils doivent  se comprendre, cela se fait d’instinct par le cœur et les sentiments plutôt que par une traduction de langage. Cette force se retrouve dans la relation entre des êtres de races différentes, et entre les humains et les animaux.

Parlez dans une même langue facilite la communication, mais cela ne développera jamais totalement la compréhension.  Nous n’arrivons plus à comprendre l’autre, malgré que l’on parle la même langue.

On dématérialise les relations. Avec une simple fiche et 3 minutes au téléphone, certains sont capables de construire des cages. On fabrique un costume sur mesure, et s’il vous va comme un gant, il arrive souvent qu’il ne vous représente pas du tout. C’est la victoire de l’apparence. On se souvient de ce « parfum » laissé au hasard d’une rencontre, je n’en ai jamais « senti » sur la « toile ».

Pour savoir si une personne peut être compatible ou non avec une autre ou avec une situation, la quasi-totalité des réponses, d’instinct soutiendra une rencontre préalable.  On a oublié cela car il faut aller vite, et on demande à l’intelligence artificielle de  créer les profils, de distribuer les rôles, de placer les wagons les uns après les autres sur un même rail.

Nous acceptons du temps qu’il change et nous nous y adaptons d’un simple parapluie ou avec un chapeau, mais nous n’acceptons pas que nos semblables puissent être changeant. C’est le paradoxe des recommandations à s’adapter, qui ne sont jamais suivies par ceux qui les dictent.

C’est construire des cadres, des boites, au hasard, et trouver ensuite le moyen de vous y faire rentrer La communication devient un mot sans âme, un mot qui ne veut plus rien dire que ce qu’il y a dans le dictionnaire, car s’il a toujours un sens, il a perdu le bon. Certains humains auscultent et traduisent d’autres humains avec force de conviction, afin d’y laisser leurs empreintes, et tous s’émerveillent de trouver une empreinte de Lion là où en réalité, ce n’est que la patte d’un chat. Extrait de « Sur les traces d’un Lion » Edition518 Jps.

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